Défaillances d’entreprises en France : un record historique en 2025

68.500 défaillances d’entreprises en 2025 selon Allianz Trade, spécialiste de l’assurance-crédit d’entreprise. Un record absolu, +3,4 % par rapport à 2024 (déjà catastrophique avec 66.240 cas), et +23 % par rapport à la moyenne d’avant-Covid. Quatre années consécutives de hausse, la fin définitive du « quoi qu’il en coûte » qui a masqué la réalité.

Les secteurs les plus touchés par les faillites : transport, communication, hôtellerie

Ce n’est pas une simple statistique, c’est l’effondrement d’un tissu économique français laminé par une politique irréaliste. Les secteurs les plus touchés sont : le Transport et entreposage (+61 % par rapport à la décennie passée), l’information et la communication (+42 %), le commerce automobile (+40 %), l’hôtellerie-restauration, dont nous avons parlé cet été (+34 %). Même les grosses entreprises craquent : plus de 33 milliards d’euros de chiffre d’affaire impactés.

Croissance molle, instabilité fiscale et coûts énergétiques : les causes structurelles de la crise

L’entreprise Allianz Trade nous en donne les raisons : une croissance molle, des conditions de financement dégradées, une instabilité politique et fiscale persistante, la hausse des coûts suite aux décisions suicidaires induites dans notre participation indirecte à la guerre contre la Russie, naguère encore pourvoyeuse d’une énergie à bon marché, une concurrence étrangère féroce, et les tensions géopolitiques qui surgissent des quatre coins du Globe. On espère qu’en 2026, les défaillances tomberont à 66.700, soit une légère baisse des faillites de 2,5 %, mais c’est évidemment une bien piètre consolation.

Désindustrialisation, fiscalité et normes européennes : un modèle économique sous pression

Ainsi, la France poursuit sa désindustrialisation, gaspille de l’argent qui s’évapore dans la corruption des élites ukrainiennes, subventionne la concurrence des voitures électriques chinoises, établit des normes bruxelloises qui étouffent nos PME, pratique une fiscalité écrasante, augmente le prix de l’énergie au profit de nos nouveaux fournisseurs américains.

Former les managers de demain face à un monde en mutation

C’est cette crise que nos futurs diplômés devront manager. « La crise, écrivait le philosophe italien Antonio Gramsci, est ce qui sépare l’ancien du nouveau ». Nous y sommes. Et dans ce séisme, il est vain de vouloir s’accrocher aux certitudes d’hier. Un monde nouveau est en train de naître sous nos yeux, plus rude, voire violent et tragique. Il est porteur de défis, de compétitions et même d’affrontements qui ne pourront être relevés sans de nouvelles visions. Au cœur des tensions qui traversent la société, l’entreprise est un laboratoire de ce réarmement nécessaire. Les managers devront y livrer leur combat contre les recettes managériales d’hier et les mirages technologiques de demain. Quel que puisse être l’apport de l’IA, les chefs valent mieux que les process, le digital n’effacera ni l’humain ni l’archaïque. Mais aussi, le maternalisme ne fait pas le bonheur des travailleurs, le court-termisme est une prison ; en bref, l’entreprise doit demeurer ou parfois redevenir une aventure collective.

L’alternance, socle d’une formation ancrée dans le réel

Dans un monde facilement dominé par les marchands d’illusions, les managers que nous formons aujourd’hui seront les messagers du réel, ce réel qui fait aujourd’hui son grand retour. La vocation de notre école est dans ce passage de témoin, cette transmission de savoir-faire et de savoir-être, où l’étude théorique est indissociable de l’expérience pratique immédiate. « Simul schola curriculum » est notre devise, l’école en même temps que la carrière, la carrière qui commence dès à présent. Ayez courage et confiance ! La fortune sourit aux audacieux !

Sources : 

  • https://www.groupebpce.com/etudes-economiques/defaillances-dentreprises-le-pic-est-il-atteint/
  • https://lessentieldeleco.fr/3705-lia-provoque-une-vague-mondiale-de-suppressions-demplois/
  • https://www.helloworkplace.fr/ia-destruction-emplois-yale/